Pétrole et gaz au Sénégal : de l’abondance en perspective, mais surtout un coche à ne pas rater

Une grande polémique aux relents âcres de fuel anime depuis quelques jours toutes les plateformes et espaces de discussion de notre pays. Le sujet des débats : les nouvelles ressources naturelles qui seront bientôt exploitées sur le sol sénégalais, le pétrole et le gaz. Nous ouvrons quelques réflexions sur les retombées de cette « manne ».

Outre quelques tensions diplomatiques avec la Mauritanie notamment (État frontalier avec lequel le Sénégal est désormais lié du fait d’une réserve gazière partagée), outre également un vieux scandale financier (autour d’une entreprise d’exploitation pétrolière controversée) dans lequel patauge des personnalités haut placées du pays, et qui a été remis sur la scène publique après un reportage réalisé par un média étranger (voir notre article sur le sujet écrit en 2016 déjà), le pétrole et le gaz soulèvent en plus, des questions pratiques autour de la gestion de ces énergies à grands enjeux et de l’élaboration d’un modèle économique durable, qui saura affecter positivement, la vie de chaque citoyen sénégalais.

Les secteurs d’activité nécessitant une prise en main sérieuse sont légions au Sénégal. Certains poussent le sarcasme jusqu’à comparer le pays à une plaie douloureuse « Sénégal taap lë, fo laal dey méti  » (Le Sénégal est comme un abcès, chacun de ses secteurs connaît son lot de douleurs). Souvent, la justification qui est avancée sur un ton fataliste est la suivante : « nous sommes un pays pauvre ». Bonne nouvelle, il semble que les choses soit sur le point de changer. Il ne faudrait donc surtout pas que nous nous rations cette fois.

Nous allons donc, au cours d’une série d’articles (#oùdevraitallerlargentdupetrole), passer en revue les principaux secteurs d’activités qui mériteraient que l’on s’y penche de manière concrète et pour lesquels les nouvelles ressources naturelles découvertes dans le sol sénégalais pourraient être un véritable souffle de vie. Entres autres questionnement donc, voici quelques-unes des réflexions sur lesquelles nous nous arrêteront.

LA RECHERCHE

Au Sénégal, la recherche scientifique, à la base de tout développement, n’est pas financée par l’État. De nombreux enseignants du supérieur se voient obligés de rechercher des financements auprès d’organismes et universités étrangères qui, naturellement, orientent les recherches qu’ils financent vers les secteurs qui attirent véritablement leur attention.

Ne serait-il pas temps de mettre en place un véritable système d’accompagnement destinés aux chercheurs, afin qu’enfin des secteurs encore très peu explorés comme la pharmacopée locale, l’agriculture, la politique éducative, l’artisanat, la recherche biologique, les énergies renouvelables locales, etc. puissent bénéficier de solutions locales et durables, adaptés à nos besoins, parce qu’inspirées de nos problèmes ?

L’ENVIRONNEMENT

Entre la fumée dense qui cache le bleu du ciel et emplit les poumons des habitants de Dakar, les villages entiers qui disparaissent tout simplement dans le nord du Sénégal à cause de l’érosion côtière (entre autres choses), le sud du pays qui est en train d’être dépouillé de sa forêt, les habitants de la vallée du Fleuve qui sont chassés de leur lieu de vie à cause d’une plante parasite, le tout sans que de vrais mesures durables ne soient réellement prises… Peut-on croire que l’environnement est une « priorité de l’État » du Sénégal ?

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